Comment trouver des huiles essentielles de qualité ?

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Comment peut-on être certain d’acheter une huile essentielle de qualité ?  Où les trouver ? Ce sont des questions que l’on me pose souvent lors de mes formations. Les huiles essentielles séduisent par leurs vertus thérapeutiques et les fragrances qu’elles dégagent. Mais comment s’assurer effectivement qu’elles soient qualitatives, tant sur le plan réglementaire qu’olfactif ? Voici quelques conseils pour choisir des huiles essentielles de qualité, efficaces, sans danger et plaisantes au nez.

Des huiles essentielles qui respectent la réglementation : tout commence sur l’étiquette !

Qu’entend-on par « qualité des huiles essentielles » ?  La production et la vente d’huiles essentielles sont régies par plusieurs réglementations, notamment les règlements REACH et CLP. Ainsi, ces textes complexes imposent, entre autres, des obligations d’étiquetage pour garantir la sécurité des consommateurs.

Les étiquettes de vos flacons doivent contenir ces mentions pour être assurés de ce qu’ils contiennent :

  • Les noms français et latin de la plante (ex : Lavandula angustifolia)
  • Le chémotype, soit le profil biochimique dominant de l’huile essentielle (ex : limonène)
  • La partie distillée (feuille, fleur, écorce…)
  • Le mode de culture (biologique, conventionnelle, écologique, …)
  • La méthode d’extraction (distillation à la vapeur d’eau ou expression à froid)
  • L’origine géographique
  • Le numéro de lot et la date de péremption ou la date limite d’utilisation optimale

Les labels gages d’une certaine qualité

Certains laboratoires utilisent leurs propres mentions pour garantir un bon niveau de qualité réglementaire. C’est le cas des mentions HEBBD (Huile Essentielle Botaniquement et Biochimiques Définie) et HECT, (Huile Essentielle Chémotypée). Privilégiez des huiles essentielles extraites de plantes cultivées de manière écologique, voire en agriculture biologique. Elles sont repérables par leurs différents logos : AB (pour Agriculture Biologique), Ecocert, Eurofeuille, …

Ainsi, tous ces éléments, présents sur l’étiquetage, permettent de garantir la traçabilité et la conformité du produit par rapport à des normes définies. En établissement de santé, il est même recommandé d’utiliser des huiles essentielles répondant aux exigences de qualité des MPUP, c’est-à-dire des Matières Premières à Usage Pharmaceutique.

Une huile essentielle bien étiquetée, conforme à la réglementation, est donc déjà une condition indispensable pour garantir la qualité réglementaire de ce qui se trouve dans votre flacon. Mais, ce n’est pas tout !

Une qualité olfactive d’exception : un art qui commence dans le champ !

Deux huiles essentielles issues d’une même plante peuvent être conforme à la réglementation, et pour autant, les fragrances qui s’en dégagent sont parfois, et de manière subtile, bien différentes. En effet, une distillation trop rapide ou trop chaude peut dégrader certains composés, altérant ainsi l’extrait obtenu. À l’inverse, une distillation lente, à une température bien maitrisée, permet de recueillir l’intégralité des molécules aromatiques, en respectant toutefois les plus fragiles d’entre elles.

La qualité olfactive d’une huile essentielle dépend donc de nombreux facteurs tels que :

  • Les conditions de culture : sol, climat, altitude, mode de culture, … influencent la richesse aromatique de la plante.
  • Le moment de la récolte : une plante cueillie au bon moment offre une concentration optimale en molécules aromatiques.
  • La conduite de la distillation : température, pression, durée de la distillation, qualité de l’eau utilisée … sont autant de paramètres à adapter à chaque plante aromatique pour préserver et extraire au mieux ses composés volatils.

Savoir choisir ses huiles essentielles avec son nez !

Malgré tout, les mentions et labels, comme les réglementations officielles, bien que nécessaires, n’apportent pas toujours la garantie d’une belle qualité olfactive des huiles essentielles. Seul notre nez peut l’évaluer. Il sait, lui, nous guider et nous faire mettre de côté les « fonds de cuve » lourds, désagréables, qui ne font pas envie. Finalement, faisons-nous confiance et laissons notre odorat nous mener vers des huiles fines et délicates !

Remarque : l’olfaction sèche d’huiles essentielles est contre-indiquée chez les sujets épileptiques et asthmatiques, sauf avis médical contraire. De même, chez la femme enceinte et le jeune enfant, cela ne peut se faire que sous certaines conditions.  Pour un accompagnement personnalisé et sécurisé, il est conseillé de se tourner vers un professionnel spécialisé dans l’utilisation des huiles essentielles.